La Commune, de par son statut de station classée, de site remarquable, est conduite à engager une politique de gestion économe de son espace en maîtrisant son développement urbain. En ce sens, a été matérialisée par décret une procédure de classement du cirque des collines de Collioure, soit près de 500 hectares ; alors que toute densification de sa frange littorale est proscrite : le raisonnement économique doit se faire dans un contexte de rareté foncière.
A cela il faut encore rajouter que, malgré la grande fréquentation touristique qu'elle connaît, Collioure ne bénéficie pas d'avantages et bénéfices en rapport, du fait que la participation de l'Etat, dans le cadre de la Dotation Globale de Fonctionnement, est proportionnelle pour une grande part à la capacité d'accueil de la station.La Municipalité de Collioure a donc du jongler avec toutes ces contraintes pour élaborer sa politique économique.

Le Tourisme
La Commune de Collioure est classée par décret du 7 août 1973 "station balnéaire et de tourisme". Sa population sédentaire compte 2.929 habitants selon le dernier recensement, mais, de 1960 à nos jours, la population touristique a connu une progression de l'ordre de 40% répartie sur tous les mois de l'année, avec bien sûr une fréquentation pôle du 1er juin au 31 août. Durant la saison touristique, étalée sur six mois environ, la population passe en effet à 20/30.000 personnes en moyenne, avec une pointe à 120.000 personnes lors des Fêtes de Saint-Vincent, du 14 au 18 août… Hors saison et les week-ends d'hiver, cette population touristique peut être estimée entre 10.000 et 15.000 personnes.

Aujourd'hui, le tourisme est devenu la première industrie de la ville.
Sa structure hôtelière est répartie sur quinze établissements, représentant 341 chambres, auxquels il convient d'ajouter deux campings d'une capacité d'accueil de 300 places environ et 2.492 résidences secondaires (appartements et studios locatifs,…).Cependant, la Municipalité a œuvré pour maintenir et développer d'autres axes économiques, compatibles autant avec l'activité touristique qu'avec une politique volontariste de protection du site et de l'environnement : l'activité commerciale, en grande partie liée au tourisme, bien sûr, mais aussi la santé, et bien sûr les activités traditionnelles de la vigne et de l'anchois (autrefois première industrie de la ville, la pêche, rendue impossible dans sa version moderne avec ses grosses unités incompatibles aux possibilités du port de Collioure, reste aujourd'hui limitée à quelques "petits métiers")

Le secteur commercial
Collioure est dotée de plus de 200 commerces sédentaires et saisonniers à création d'emplois pérennes (la saison s'y étale sur six mois)
Cette activité commerciale, de par la dynamique communale, est de qualité et de nombreux commerces ont été réhabilités et restructurés. Les emplois structurels représentent environ 500 salariés sur une moyenne pondérée de 6 mois.
L'espace économique de Cap Dourats a permis d'extraire de la Ville les activités en nuisance : salaisons d'anchois, menuiserie, garage, discothèque…

 

La Santé
Avec 167 emplois, le centre de réadaptation fonctionnelle "Mer-Air-Soleil" est le premier employeur de la Commune (ainsi que le premier pourvoyeur en taxe professionnelle…)
Sa réhabilitation et sa restructuration récentes l'ont adapté aux normes sanitaires actuelles, assurant la sauvegarde des emplois, ainsi qu'un coefficient de remplissage proche de 100%, lié d'une part à son cadre, d'autre part à la qualité des soins dispensés.

Les Anchois
L'intervention publique de la Commune et de la Communauté de Communes de la Côte Vermeille, par la création de trois ateliers relais, a permis de sauver cette activité économique séculaire, issue du patrimoine local, ainsi que la pérennisation de 142 emplois.
Qui plus est, la procédure engagée d'Indication Géographique Protégée (IGP) "Anchois de Collioure" permettra la protection d'un savoir-faire ancestral et d'une marque dont la notoriété n'est plus affaire.
La convention exclusive d'approvisionnement intervenue en ce sens avec les pêcheurs de Port-Vendres contribue également à pérenniser cette activité et à sauvegarder les emplois induits du secteur de la pêche.

La Viticulture
Le secteur viticole connaît un net regain d'activité. Les crûs "Banyuls" et "Collioure" ont une forte notoriété et se commercialisent bien. Cette situation a incité la Commune à intervenir dans ce secteur pour l'aider. C'est ainsi qu'avec la collaboration de la Communauté de Communes de la Côte Vermeille, ont été mises en œuvre les mesures agri-environnementales (5335 € soit 35.000 KF pour les quatre communes du Canton), aidées par l'Europe. Ces mesures consistent à la réhabilitation des murets en schiste et des ruisseaux en pierres dits "peus de galls" (pieds de coqs), partie intégrante du patrimoine du canton.Qui plus est, la reconquête du paysage et sa protection par la création de vignes coupe-feux, génératrice de l'attribution de nouveaux droits à replantation, relance l'installation des jeunes viticulteurs de Collioure.

De par une volonté politique forte, les jeunes bénéficient de la Collectivité et pour une durée de cinq ans, du dégrèvement de la taxe foncière non bâtie.
Enfin, la Municipalité aide et héberge dans des locaux municipaux la "Maison de la Vigne et du Vin" qui œuvre à la promotion des produits de nos caves.Grâce à cette synergie, la viticulture est aujourd'hui en plein essor.

Visitez le site de la cave coopérative "Les Dominicains" :www.dominicain.com

1994:  Prix d'Excellence "Patrimoine et Economie", décerné par les Femmes Chefs d'Entreprise des P.O
1995:  Prix de la Communication Financière
Marianne d'Or et "Calumet de la Paix", pour sa politique environnementale et ses "cendriers de plage"
Site Remarquable du Goût
2000:  Prix de l'Aménagement Urbain
(Communes de moins de 5.000 habitants)
2002:  Prix "Les Rubans Bleus du Patrimoine"
(pour la réhabilitation du moulin)

 

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